Je donne mon avis
Retour vers Je donne mon avis#25 — projet chinois
Réponse publiée
Merci pour votre question.
Le CERN reste avant tout une organisation fondée sur la coopération scientifique internationale. Des chercheurs chinois participent déjà à ses expériences, tandis que des scientifiques européens ont contribué à certains comités d'étude du CEPC. Il n'y a donc pas d'opposition entre coopération et concurrence. Comme dans d'autres domaines de la recherche, une collaboration scientifique étroite peut coexister avec une compétition entre régions du monde pour accueillir de grandes infrastructures de recherche et bénéficier des compétences, technologies et retombées économiques qu'elles génèrent.
Le projet chinois CEPC et le FCC sont très similaires et témoignent de l'intérêt de la communauté scientifique pour ce type d'infrastructure, qui offrirait un outil unique pour approfondir notre compréhension de l'Univers.
Le boson de Higgs, découvert en 2012, reste l'une des clés de notre compréhension de la matière. Le FCC permettrait de l'étudier avec une précision inégalée et d'explorer des questions fondamentales encore ouvertes, comme celle de la matière noire. Il permettrait sans aucun doute des avancées majeures de nos connaissances.
Lorsque certains affirment que « si l'Europe ne le fait pas, la Chine le fera », il ne s'agit généralement pas de présenter la Chine comme une menace. L'enjeu est plutôt celui du leadership scientifique et technologique, de l'attractivité pour les talents et des retombées industrielles associées à une grande infrastructure de recherche.
Créé après la Seconde Guerre mondiale pour enrayer la fuite des cerveaux européens, le CERN a permis à l'Europe d'acquérir une position de premier plan en physique des particules. La question posée aujourd'hui est celle de la volonté de l'Europe de maintenir cette attractivité et de continuer à jouer un rôle majeur dans la production des connaissances scientifiques au XXIe siècle.
Le CERN travaille également avec des entreprises de pointe dans des domaines tels que la supraconductivité, la cryogénie, les matériaux avancés ou l'informatique. Nombre d'entre elles soulignent que cette collaboration renforce de manière importante leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Concernant le CEPC, le projet a atteint un niveau avancé de maturité technique grâce à plusieurs rapports de conception et d'ingénierie publiés ces dernières années. En revanche, aucune décision officielle de construction n'a été prise et les travaux n'ont pas commencé. Le projet n'a notamment pas été retenu dans le plan quinquennal chinois 2026-2030. Il demeure donc une option crédible pour l'avenir, mais son calendrier reste incertain. Des déclarations récentes du directeur de l'IHEP à Pékin suggèrent par ailleurs que, si le FCC était approuvé en premier, les physiciens chinois pourraient choisir d'y contribuer.
A propos du CEPC (en Anglais): cerncourier.com/a/cepc-matures-but-a...
Le CERN reste avant tout une organisation fondée sur la coopération scientifique internationale. Des chercheurs chinois participent déjà à ses expériences, tandis que des scientifiques européens ont contribué à certains comités d'étude du CEPC. Il n'y a donc pas d'opposition entre coopération et concurrence. Comme dans d'autres domaines de la recherche, une collaboration scientifique étroite peut coexister avec une compétition entre régions du monde pour accueillir de grandes infrastructures de recherche et bénéficier des compétences, technologies et retombées économiques qu'elles génèrent.
Le projet chinois CEPC et le FCC sont très similaires et témoignent de l'intérêt de la communauté scientifique pour ce type d'infrastructure, qui offrirait un outil unique pour approfondir notre compréhension de l'Univers.
Le boson de Higgs, découvert en 2012, reste l'une des clés de notre compréhension de la matière. Le FCC permettrait de l'étudier avec une précision inégalée et d'explorer des questions fondamentales encore ouvertes, comme celle de la matière noire. Il permettrait sans aucun doute des avancées majeures de nos connaissances.
Lorsque certains affirment que « si l'Europe ne le fait pas, la Chine le fera », il ne s'agit généralement pas de présenter la Chine comme une menace. L'enjeu est plutôt celui du leadership scientifique et technologique, de l'attractivité pour les talents et des retombées industrielles associées à une grande infrastructure de recherche.
Créé après la Seconde Guerre mondiale pour enrayer la fuite des cerveaux européens, le CERN a permis à l'Europe d'acquérir une position de premier plan en physique des particules. La question posée aujourd'hui est celle de la volonté de l'Europe de maintenir cette attractivité et de continuer à jouer un rôle majeur dans la production des connaissances scientifiques au XXIe siècle.
Le CERN travaille également avec des entreprises de pointe dans des domaines tels que la supraconductivité, la cryogénie, les matériaux avancés ou l'informatique. Nombre d'entre elles soulignent que cette collaboration renforce de manière importante leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Concernant le CEPC, le projet a atteint un niveau avancé de maturité technique grâce à plusieurs rapports de conception et d'ingénierie publiés ces dernières années. En revanche, aucune décision officielle de construction n'a été prise et les travaux n'ont pas commencé. Le projet n'a notamment pas été retenu dans le plan quinquennal chinois 2026-2030. Il demeure donc une option crédible pour l'avenir, mais son calendrier reste incertain. Des déclarations récentes du directeur de l'IHEP à Pékin suggèrent par ailleurs que, si le FCC était approuvé en premier, les physiciens chinois pourraient choisir d'y contribuer.
A propos du CEPC (en Anglais): cerncourier.com/a/cepc-matures-but-a...
il est souvent question du fait que si le FCC ne se fait pas, ce sont les chinois qui le feront.
- Pourquoi présenter cela comme une menace ? Rien ne dit que si le CERN menait son projet de FCC, la Chine renoncerait à son projet.
- Le CERNe qui prône la collaboration scientifique internationale présente le projet chinois comme concurrent. Pourquoi ne pas collaborer avec la Chine ?
- Où en est l'avancement du projet chinois ? La construction a-t-elle débuté ? Une décision a-t-elle été prise ?
- Pourquoi présenter cela comme une menace ? Rien ne dit que si le CERN menait son projet de FCC, la Chine renoncerait à son projet.
- Le CERNe qui prône la collaboration scientifique internationale présente le projet chinois comme concurrent. Pourquoi ne pas collaborer avec la Chine ?
- Où en est l'avancement du projet chinois ? La construction a-t-elle débuté ? Une décision a-t-elle été prise ?
commentaires